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| BARAKO |
Décrocher
ou créer un boulot |
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| Ibrahim B. CISSE |
Conseils à un jeune chercheur d’emploi» |
| L' |
écrivain et penseur français, Voltaire a su bien
décrire la place, le rôle et l’importance du travail |
dans toute société humaine : « le travail
libère de trois grands maux : l’ennui, le vice et le
besoin ». Aussi lointaine que cette assertion puisse
paraître dans le temps et l’espace, elle demeure
tout de même une préoccupation actuelle qui s’impose
comme une épine sociale pour les politiques,
les gouvernements et la société civile. Le chômage
s’inscrit au fil du temps dans les réalités de la gestion
des Etats du monde en général et ceux d’Afrique
en particulier. D’où l’éditorial de Jeunes 100
emplois intitulé « Barako », affaire de boulot en langue
nationale dioula.
En effet, si les pays de l’hémisphère Nord disposent de
statistiques fiables sur le marché de l’emploi permettant de guider ou d’apprécier les décisions des
gouvernants, le manque de travail se mesure sur le continent noir par le lot sans cesse croissant de |
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SALON DES MÉTIERS
L’adresse du Ministre
Justin Koutaba
“Pour une jeunesse burkinabé laborieuse,
choisir son métier de demain !”
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| lire » |
pauvres, de mendiants, de désoeuvrés, voire de malfrats. Ce phénomène est plus que perceptible à travers
le sombre et désolant tableau de l’immigration clandestine et de l’insécurité galopante. Le problème
de l’emploi constitue de nos jours l’un des défis majeurs que l’Afrique doit relever pour se tracer
de façon sereine les sillons d’un avenir radieux. Car le chômage est l’une des maladies sociales qui
affecte la jeunesse, pourtant fer de lance de toute nation. Décrocher un emploi devient la croix et la
bannière. Soit les structures de formations font énormément défaut, soit les postulants ne disposent
pas de qualifications nécessaires à leurs insertions socioprofessionnelles ou encore les diplômes ne
répondent pas aux réalités du marché de l’emploi. |
A cela s’ajoute la faible capacité des diplômés à s’installer à leur propre compte.Malgré les efforts
consentis par les pouvoirs publics burkinabé pour multiplier les centres de formations professionnelles,
professionnaliser l’enseignement supérieur ou accroître et faciliter l’accès aux structures de crédits,
les jeunes semblent toujours désemparés. La recherche de l’emploi constitue un défi. La désorientation
de la jeunesse repose en partie sur le manque d’informations et de communications entre les
chercheurs d’emplois, les employeurs et les structures de promotions de l’emploi. Ainsi, le mensuel
jeunes 100 emplois intervient pour susciter l’espoir chez les chômeurs en révélant toutes les opportunités
d’embauche d’une part et en forgeant chez les jeunes diplômés une culture de self made man..
Il vient combler un vide en matière d’informations et de communications relatives à l’emploi, vulgariser
la politique nationale en matière d’emploi et d’épanouissement de la jeunesse, donner les rudiments
nécessaires aux jeunes pour créer et manager des entreprises. « Tout jeune peut décrocher un boulot
ou en créer grâce à sa formation et à son savoir faire ». Loin d’être un paradoxe, c’est un défi que la
jeunesse peut relever. Les jeunes peuvent se faire embaucher ou promouvoir des emplois et devenir
employeurs. Donc Jeunes 100 emplois au lieu de jeunesse sans emploi. |
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