| Le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi
a entre autres pour missions l’organisation
et la structuration de la formation professionnelle
non formelle, en adéquation
avec l’emploi et les différents bassins de
l’emploi. Pour ce faire, l’une de ses tâches
est d’informer et de former sur les différents
métiers.
Au Burkina Faso, les jeunes de moins de
24 ans constituent près de 60% de la
population. Cette frange représente à la
fois un atout, un attrait et un défi. Si tant
est qu’elle est en proie au chômage, à la
délinquence et à la maladie. Or, c’est elle
l’avenir de toute nation soucieuse de son
développement. Il apparaît urgent de
conjuguer les efforts pour leur donner du
travail afin qu’ils puissent s’accomplir
socialement, économiquement.
L’organisation du Salon des métiers envisagée
depuis de l’année 2005, lorsqu’une
délégation interministérielle a séjourné du
31 janvier au 04 février 2005 à Lyon, dans
la Région Rhône Alpes, en France couplée
au lancement du vaste projet de formation
aux métiers de dix mille jeunes vient
conforter les actions déjà entreprises.
Conduite par le Secrétaire Général du
Ministère du Travail, de l’Emploi et de la
Jeunesse (MTEJ) d’alors, la mission avait
obtenu l’appui de partenaires de la
Région Rhône Alpes et de la ville de Lyon
pour s’impliquer dans l’organisation d’un
Salon des métiers à Ouagadougou, après
avoir elle-même visité le 9ème Mondial
des Métiers de Lyon.
Depuis lors, l’idée a fait son chemin et rencontrait
quelques difficultés pour sa
concrétisation, la principale étant liée à la
mobilisation des ressources financières
nécessaires à la tenue d’un tel événement.
Ainsi, outre l’information organisée
autour de la volonté d’organiser ce Salon
des métiers, les démarches et actions suivantes
ont été menées : au plan pratique,
des rencontres et réunions autour de
l’idée ont eu lieu ; des audiences ont été obtenues auprès de personnalités ; |
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un
groupe de travail appuyé par un spécialiste
lyonnais a étudié la faisabilité de l’événement
et ses conclusions sont positives.Une telle organisation faisait l’unanimité,
seuls son ampleur et les moyens financiers
qu’elle nécessitait freinaient sa mise
en oeuvre. Néanmoins, le Ministre de la
Jeunesse et de l’Emploi a réaffirmé la
volonté de son département d’organiser le
Salon des métiers dès son arrivée à la
tête du ministère en janvier 2006 et il l’a
fait connaître aux lyonnais en novembre
2006, lors d’une mission qu’il a effectuée
à Lyon. Les ambitions du projet ont toutefois
été revues à la baisse. De salon régional
imaginé au départ, il a été estimé que
pour la première édition il était plus prudent
et réaliste d’organiser un salon national,
avec une envergure maîtrisée, même
si le principe de la participation des apprenants
lyonnais a été maintenu.
Les Partenaires du Salon
Le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi
qui est l’initiateur du projet et ses différentes
structures ont été mobilisés ainsi que
d’autres départements ministériels, les associations professionnelles et les centres
de formation.
Le salon est surtout porté par les grandes
entreprises, les entreprises émergentes et
le Secteur Privé en général, car ce sont
eux qui constituent le principal bassin
d’emplois de jeunes de nos jours.
Le Cabinet IBC Consulting qui a déjà fait
ses preuves en organisant «Fortandem»
(Un Salon International sur l’Emploi et la
Formation) et en apportant son appui au
Forum National des Jeunes a été désigné
pour la maîtrise d’oeuvre de son organisation.
Le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi
a obtenu l’appui de l’Union des Industries
de Lyon qui a fédéré autour d’elle un certain nombre de partenaires de la Région
Rhône Alpes et de la ville de Lyon et les
centres de 4 pays de la sous région Bénin,
Côte d’Ivoire, Mali et Sénégal
L’Agence Française de Développement
(AFD) a appuyé le financement du Salon,
par une allocation de fonds inscrite exceptionnellement
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l’enveloppe financière
du budget du projet d’appui à la Formation
Professionnelle et aux Métiers de
l’Artisanat (FPMA). L’AFD a été séduite par
cette activité qui donne de la visibilité à la
formation professionnelle et qui est un
moyen attractif pour encourager les jeunes
à s’orienter vers cette voie de formation.
Le Ministère voudrait remercier ces partenaires
de choix dans l’exécution de ses
missions.
Susciter le goût et la vocation
chez les jeunes
L’organisation et la tenue d’un Salon des
métiers visent à l’exaltation des métiers
pour susciter le goût et la vocation de la
formation professionnelle et de l’apprentissage
chez les jeunes gens et jeunes filles.
Sa finalité est de renforcer l’accès aux
métiers, à l’emploi et, de manière générale,
de consolider l’insertion professionnelle
en célébrant l’acquisition des compétences
professionnelles et la pratique des
métiers auprès des populations juvéniles.
Le Salon des métiers est aussi une nécessité
dans un contexte national de valorisation
de la formation professionnelle, principale
clé d’accès à l’emploi et facteur de
lutte contre l’exclusion sociale, donc pour
la préservation de la paix sociale.
L’objectif principal est d’informer sur les
différents métiers pour accrocher le public
cible. Il s’agit surtout de focaliser l’attention
sur les métiers qui sont porteurs
d’emploi, et d’accompagner les jeunes
dans leur orientation et choix professionnels,
tout en mettant en avant la formationprofessionnelle qui les y conduira, à travers
l’acquisition et la maîtrise des compétences. |