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| Créer une synergie d’action pour soutenir
la formation professionnelle |
| particulière même si ici ou là l’Etat, les communautés
religieuses ou les ONG intervenaient de temps à autre.
Depuis que la volonté et le début de la structuration
ont pris cours, à travers notamment la promotion de
l’apprentissage alterné, la réflexion sur son financement
est nourrie et s’est concrétisée par la création du
fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage
(FAFPA).
Dans son principe, le financement de l’apprentissage
doit être sous-tendu par un esprit de solidarité tout
comme le système lui-même est un tissu de synergies. |
C’est pourquoi, que cela soit implicite ou explicite, l’apprentissage
exige la participation de tous les intervenants,
même au plan financier. Cela dans la mesure où
c’est un secteur qui coûte cher. Il revient donc à l’Etat,
aux entreprises et aux bénéficiaires de trouver les
voies et moyens pour son financement. Le laisser reposer
presque entièrement sur l’aide publique au développement,
comme c’est le cas aujourd’hui, n’est pas
la solution idoine. Le fonctionnement du FAFPA sera
sans doute un début d’application du système de
financement national solidaire et qui aidera aussi à
l’expansion de l’apprentissage normalisé. |
| Quelques chiffres et résultats |
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Après environ une décennie de fonctionnement la
Cellule d’Appui à la Formation Professionnelle peut
se réjouir des résultats obtenus et de l’accompagnement
qu’elle a assuré aux différents acteurs du
domaine de l’emploi et de la formation professionnelle.
En termes de formation, on peut noter :
- Environ 23 localités touchées par les formations
diverses
- 14 centres de formation partenaires pour l’expérimentation
de l’apprentissage
- 19 associations d’artisans pour près de 9 000
membres
- Environ 17 centres utilisant les supports de la
CAFP pour la mise en place d’une formation par
apprentissage dual à travers la signature d’un
protocole d’accord
- 450 apprentis formés à titre expérimental
- 256 formateurs endogènes
- 400 artisans ayant bénéficié de perfectionnement
technique
- Plus de 50 formateurs de centres ayant reçu une
formation pédagogique.
Avec à l’appui de tout cela, des documents didactiques
de formation :
- 21 programmes de formation repartis en 7
métiers édités
- 05 référentiels édités (coupe couture, maçonnerie,
mécanique automobile, menuiserie bois et
constructeur métallique)
- Des référentiels de métiers en cours d’élaboration (tissage teinture, maroquinerie, plomberie
sanitaire, photographie, transformation agro alimentaire
et électronique, et réparation de radio
et TV) |
- Des référentiels de certification (coupe couture,
constructeur métallique, électricité, restauration
et mécanique cycle et motocycle)
- De nombreux modules de perfectionnement
- Des brochures sur l’apprentissage
- Des guides méthodologiques d’élaboration et
d’utilisation des référentiels.
Aujourd’hui, tous les acteurs sont unanimes pour
reconnaître qu’une effervescence se crée autour
de l’apprentissage et en général autour de la formation
professionnelle et cela pour des raisons
évidentes de réadaptation face à de nouvelles réalités
socio économiques qui ne mettent plus uniquement
les études académiques au c?ur de la
réussite de l’homme.
Toutefois, les réussites de formation au Burkina
Faso semblent mitigées malgré les déclarations
d’intention et même la volonté d’assainissement
et d’organisation du secteur qui se fait visible. On
a l’impression que l’apprentissage en tant que tel
dans sa quintessence n’est pas la préoccupation
première. C’est aussi pourquoi, tout aménagement
règlementaire et structurel pour le doper tarde à
se faire jour, à être appuyé. L’essentiel ici est que
tant les pouvoirs publics que les autres acteurs
prennent réellement conscience que la structuration
et la modélisation de l’apprentissage sont une
nécessité. |
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