N° 0000-Novembre 2007

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L’Ecole des Métiers
Un creuset de la formation professionnelle au Burkina Faso
        propos recueillis par B. SANNAN
 
Section du Complexe
Scolaire Bangré,
l’Ecole des Métiers est
un établissement
secondaire technique
au coeur de OUAGADOUGO,
?uvrant depuis
environ une décennie à
offrir à de milliers de
jeunes burkinabé et
d’ailleurs une formation
professionnelle de
qualité aux métiers de
leurs choix. Elle prend
part au premier salon
des métiers organisé
par le Ministère de
l’Emploi et de la
Jeunesse. A l’occasion,
notre équipe de reportage
a rencontré pour
vous monsieur OUIYA
Hubert, Chef des
Travaux dudit établissement.
A travers les
lignes qui suivent, il
nous parle des résultats
de formation, des
débouchés et des filières
de formation qu’offre
son école.
 

Depuis quand existe l’Ecole des
Métiers, parlez nous de ses débuts,
des motivations de sa création,
des difficultés de départ ?


L’Ecole des Métiers (EM) a
ouvert ses portes en octobre
1997. Elle a donc dix ans
d’existence. Avant de parler
de ses débuts, permettez-moi
de présenter l’Ecole des
Métiers. L’Ecole des Métiers,
située au secteur 28 de
Ouagadougou entre le site du SIAO
et l’Hôpital Pédiatrique Charles de
Gaulle, est un démembrement du
Complexe Scolaire Bangré. Le
Complexe Scolaire Bangré comprend
un cours primaire (les écoles Bangré
I, II, III), un secondaire d’enseignement
général (Le Lycée Privé Yiguia)
et un cours secondaire d’enseignement
technique (L’Ecole des
Métiers).
Après donc la création des écoles
Bangré et du Lycée Privé Yiguia, le
Fondateur (Feu Aimé Didier BATIENO)
en homme visionnaire a vite vu la
nécessité de compléter la formation
des jeunes par l’apprentissage des
métiers.
Il faut noter qu’à l’époque ce type de
formation n’était offert que par les
écoles techniques publiques et

 
M. OUIYA Hubert, Chef des Travaux
quelques centres de formation. Le
souci du fondateur était donc d’accompagner
l’Etat en offrant l’opportunité
à d’autres jeunes d’apprendre
des métiers de leur choix dans
un cadre formel. Pour les difficultés
je dirais que dans toute entreprise
humaine le début n’est pas toujours
facile à cause des incertitudes. A
cela, il faut ajouter le coût élevé du
matériel didactique et de l’équipement
des différents ateliers. il y
avait aussi la faiblesse des effectifs
qui ne permettait pas aux frais de
scolarité de couvrir les dépenses de
fonctionnement.
Après une décennie d’existence, quel
bilan à mi-parcours pouvez vous faire
des résultats obtenus au regard des
objectifs de départ ?
Après une décennie d’existence,
nous pouvons dire que le bilan est
satisfaisant car de 7 classes au
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Récipicé N° 2489/PF-Oua/CA-GI/OUA/P.F du 22/10/2007