N° 0000-Novembre 2007

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Hermann NAGALO, Directeur Général du cabinet d’étude LANVOL
Un exemple de jeune entrepreneur à imiter
Propos recueillis par B. SANNAN
   


   
La jeunesse burkinabè
est en quête d’un meilleur
positionnement
socioprofessionnel pour
un avenir stable et équilibré
dans un environnement
social de plus en
plus difficile.
Face au chômage croissant
dû en partie à la
précarité et à la réduction
des emplois,
l’heure est plus que
jamais venue de penser
de nouvelles voies de
sortie parmi lesquelles
l’auto emploi.
Convaincu de cela,
Monsieur Hermann
NAGALO, alors étudiant
en fin de cycle et membre
du Club
d’Entrepreneurs
Etudiants du Burkina
(CEE-B), crée en 2003
LANVOL. Aujourd’hui ce
cabinet d’études,
conseils et de formations
fait la fierté de
nombre d’entreprises,
PME/PMI de la place.
Nous vous invitons à
bord du vol de ce jeune
DG dont la détermination
et la combativité
forcent l’admiration et
pourraient constituer un
exemple d’école à suivre
pour d’autres jeunes
qui voudraient eux aussi
prendre l’envol.
  Comment est partie l’idée
de création de LANVOL?

Comme le disait un de mes
formateurs en entreprenariat
"l’on n’arrive nulle part
lorsqu’on ne sait pas d’où
on vient". En effet, en 2000,
l’année universitaire a été
invalidée. Le responsable
commis d’office pour cette
invalidation était l’étudiant qui
dit-on est un perturbateur, un
casseur, un inconscient, …
A partir de là, trouver de l’emploi ou
un stage pour un jeune diplômé était
devenu la mer à boire.
Avec un groupe d’ami, nous avons
réfléchi et créer un cadre d’échanges
et de réflexion pour rechercher
des solutions parallèles de nous en
sortir. Le Club d’Entrepreneurs
Etudiants du Burkina voyait le jour
en octobre 2000. Il comptait plus de
300 membres repartis entre l’université
de Ouagadougou et 13 écoles
supérieures du Burkina. Ce club
a été un incubateur pour moi et ça
m’a permis de me forger à l’esprit
d’entreprise et à l’âme d’un entrepreneur.
Naturellement, j’ai voulu apporter
mon expérience et mon appui aux
autres jeunes qui veulent s’en sortir
et compter pour leur société. La création du cabinet Lanvol en est
la suite logique. Nos domaines de
compétences sont au nombre de 3 :
- Le Conseil et l’Assistance des
Pme/Pmi dans l’élaboration d’outils
efficace de gestion,
- La Formation des promoteurs d’entreprises,
travailleurs, étudiants,
associations professionnelles
dans des domaines aussi variée
que l’informatique et la gestion de
l’entreprise,
- L’Infogérance et l’Ingénierie des
TIC qui est la combinaison de l’informatique
dans la gestion de l’entreprise
(l’informatisation des
Pme/Pmi, la visibilité de l’entreprise
à travers des conceptions de
sites, le développement de logiciels
et progiciels, l’appui en logistique
informatique,…).
 
L’argent est le nerf de guerre dit –on,
quelle a été votre source de financement
dès le départ ?
Je remercie Dieu d’avoir permis
que je démarre mon entreprise, ce
qui n’est pas toujours chose facile
pour un jeune, même si on a un
projet porteur, une idée innovatrice
et des qualités d’entrepreneurs.
Pour ma part, mon expérience
n’est tout à fait pas comme les
autres et je souhaite plus de chances
que moi aux jeunes créateurs
d’entreprises.
Je me trahirai si je disais que ce
sont uniquement mes maigres économies
ou simplement le soutien
de mes amies et de ma famille qui
ont permis de lancer mon projet,
même si ce fut mon véritable soutien.
J’ai aussi bénéficié d’un prêt bancaire
à travers un protocole de
financement spécial entre une banque
commerciale de la place et le
Club d’Entrepreneurs Etudiants du
Burkina.
Avez-vous à l’époque, bénéficié de
quelque soutien technique ou administratif
?
Du soutien, il n’en manque pas,
mais est ce que les voies pour
obtenir ce soutien sont elles
connues des jeunes créateurs d’entreprises
aujourd’hui? Ce soutien
répond t-il vraiment à demande des
entrepreneurs ? Je constate que
certains changements sont entrain
d’être opérés par le Ministère de la
Jeunesse et de l’Emploi, cela est à
féliciter et je souhaite que concrètement
les jeunes promoteurs de projets
sentent ce soutien sur le terrain.
Ce sera un grand soulagement.
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Récipicé N° 2489/PF-Oua/CA-GI/OUA/P.F du 22/10/2007