|
| Créer des vocations dans le secteur des métiers |
| La solution passe par le changement
de mentalités et l’offre de formation |
| |
|
Les discours actuels en faveur de l’emploi sont tous unanimessur un fait : « les Burkinabès devraient évoluer de
|
|
|
Le dicton est bien
connu : il n’y a pas de
sot métier. Mais au
delà des mots combien
de jeunes Burkinabès
font le choix de se former
pour le plaisir de
gagner sa vie dans un
métier spécifique ? Le
secteur des métiers
reste encore perçu, à
tort, comme un
domaine non valorisant
auquel les jeunes ne
s’intéressent que
quand ils n’ont rien
trouvé ailleurs et ainsi
très souvent sans formation
adéquate. C’est
tout logiquement donc
que sans motivation ni
professionnalisme, le
métier, dans ce cas ne
puisse pas offrir les
mêmes garanties qui
attirent souvent vers
les autres emplois.
Pour changer cette
situation, il s’impose
de faire évoluer les
mentalités qui entourent
cette option et
d’offrir des formations
pour arriver à une meilleure
rentabilité au
plan individuel et par
delà faire en sorte que
le secteur profite à
l’économie nationale. |
|
la culture
fonctionnariale à une culture
entrepreneuriale ». Ce qui
signifie qu’à tous les niveaux, chaque individu devrait se
forger un esprit qui lui permet d’envisager la prise en
main de son propre destin et
alors chercher les moyens pour
réaliser son rêve. Dans une
telle vision, le secteur des
métiers qu’on assimile très
souvent au secteur informel,
se présente comme le plus
accessible à un grand nombre
de jeunes. C’est un secteur qui
reste très insuffisamment
investi du point de vue du nombre
de personnes qui s’y trouvent
et également par la qualité de leur
niveau d’implication. Les métiers pratiqués
avec beaucoup plus motivation
et de professionnalisme, devraient permettre
de créer plus d’emplois sécurisants
et stimuler une production et
des services en phase avec plusieurs
besoins non encore ou insuffisamment
satisfaits dans notre pays. Le fait de
ne pas beaucoup s’intéresser avec
professionnalisme aux métiers est un
facteur qui manque à la dynamique de
développement du Burkina et aussi à
la lutte contre la pauvreté. Il suffit de
voir l’exemple de la chine dont les produits
inondent les marchés partout
dans le monde. Ces produits sont très
souvent l’?uvre de petites entreprises
personnelles qui offrent à leurs propriétaires
une autonomie financière.
Tout près de nous, il y a le Ghana.
C’est un pays où, comme on le dit : «
on fait du tout ». Cette situation vaut
aujourd’hui au Ghana d’attirer sur son
territoire de nombreux demandeurs de
services, surtout dans les domaines
de la mécanique et des technologies.
Alors, que ce soit dans le métier de la
couture, de la coiffure, de la ferme et
tous les autres, |
|
 |
Les Burkinabès
devraient eux aussi pouvoir proposer
sur place les meilleurs services et permettre
qu’on finisse avec ces cas qui
nous voient très souvent malheureusement
obligés d’aller chercher un spécialiste
hors du pays pour une panne de
machine, par exemple.Bien faire pour être bien vu
Certaines personnes expliquent la faiblesse
de vocation vers le secteur des
métiers, entre autres par le fait que
les métiers n’assurent pas très souvent
un niveau de revenu sécurisant
et des lendemains sûrs pour ceux qui
s’y aventurent. Cette vision, si elle
était vérifiée, ne peut l’être que
compte tenu du fait que les gens ne
se donnent pas souvent les compétences
sûres et l’efficacité qui leur
permettraient de maitriser chaque
métier. Alors ils demeurent sous la
menace de se voir dépasser par l’évolution
auquel tout milieu est exposé et
aussi sont incapables de trouver la
bonne formule de gestion de son
métier afin pouvoir en vivre pleinement.
Tout métier nécessite une
bonne connaissance qui permet de
non seulement de bien l’exercer mais
aussi de bien les le gérer en tant
qu’entreprise. Pour chaque métier
donc, il faut savoir ce qu’on fait et ce
qu’on veut. C’est en cela que la formule,
il n’y a pas de sot métier trouve
tout son sens de telle sorte qu’il n’y
est pas non plus de sotte personne
dans un métier donné. |
| Pages 1 | 2 | 3 | 4 | 5 |
|